Les
liens entre Sarajevo et le rock'n'roll sont anciens et étroits. La
capitale de la Bosnie-Herzégovine n'a pas attendu la guerre pour voir
émerger une scène musicale structurée et créative. Dès les années 70,
elle est le berceau de ce qui reste la grande sensation musicale de
toute l'ex-Yougoslavie : Bijelo Dugme (prononcer : Byelo Dougmé), le groupe de Goran Bregovic, qui
s'impose avec un mélange, à l'époque original, de pop d'obédience
internationale, et de touches de musique traditionnelle balkanique.
Une tentative d'expliquer l'ex-Yougoslavie en passant par les marges et les chemins de traverses...
mercredi 6 juin 2012
ROCK AROUND THE BUNKER
Libellés :
Adi Lukovac,
Deaf Age,
Dubioza Kolektiv,
Néo Primitivistes,
Ornamenti,
Partibrejkers,
Protest,
Radio Zid,
Rock under the siege,
Saï Saï,
Sarajevo,
Savatage,
SCH,
Siège de Sarajevo,
Sikter
jeudi 31 mai 2012
ICH BIN EIN "PRIJEDORER"
Adi Durmic pose seul avec son brassard blanc au coeur de la salle du Conseil de Sécurité de l'ONU à New York. La salle est déserte pour mieux symboliser les échecs de cette institution à protéger des populations civiles persécutées et massacrées en raison de leur race, nationalité ou opinions politiques.
C'est l'image que je retiens parmi celles qui circulent sur les réseaux sociaux en ce 31 mai 2012.
Il y a 20 ans jour pour jour, les autorités nationalistes serbes de Prijedor en Bosnie Herzégovine ont imposé aux non-serbes de porter un brassard blanc et de marquer leur maison d'un trait blanc...Ce fut le point de départ de la déportation, des tortures, viols et massacres qui furent perpétrés dans les camps de concentrations installés sur le territoire de la commune.
Aujourd'hui, le maire (serbe) de Prijedor interdit toute commémoration publique et dénie aux victimes la notion de génocide.
En signe de protestation contre cette décision et de solidarité avec les victimes, plusieurs ONG organisent aujourd'hui la "journée du brassard blanc" qui consiste à arborer un brassard blanc sur soi, à sa fenêtre, sur son mur Facebook, son blog, etc.
Yougosonic adhère totalement à cette démarche et y apporte ici, modestement, son soutien.
Il y a 20 ans jour pour jour, les autorités nationalistes serbes de Prijedor en Bosnie Herzégovine ont imposé aux non-serbes de porter un brassard blanc et de marquer leur maison d'un trait blanc...Ce fut le point de départ de la déportation, des tortures, viols et massacres qui furent perpétrés dans les camps de concentrations installés sur le territoire de la commune.
Aujourd'hui, le maire (serbe) de Prijedor interdit toute commémoration publique et dénie aux victimes la notion de génocide.
En signe de protestation contre cette décision et de solidarité avec les victimes, plusieurs ONG organisent aujourd'hui la "journée du brassard blanc" qui consiste à arborer un brassard blanc sur soi, à sa fenêtre, sur son mur Facebook, son blog, etc.
Yougosonic adhère totalement à cette démarche et y apporte ici, modestement, son soutien.
Quelques liens :
Site de Stop Genocide Denial
Site de Stop Genocide Denial
Communiqué de l'association Mirsada sur les commémorations organisées à Prijedor du 30 avril au 21 août 2012
Dossier complet sur le génocide de Prijedor dans BH Info
Dossier complet sur le génocide de Prijedor dans BH Info
jeudi 10 mai 2012
SARAJEVO ET NOUS
Sarajevo vu depuis une ancienne position de sniper. (c) L'Express.
Et nous, comment voyons nous Sarajevo ?
Et nous, comment voyons nous Sarajevo ?
Le 6 avril dernier, Sarajevo a commémoré le 20e anniversaire du début de son siège par les forces serbes de Bosnie. L'un des grands temps forts de ces commémorations a été la "ligne rouge", une "création" du metteur en scène Haris Pasovic, directeur du East West Centar, une troupe de théâtre qui a le vent en poupe actuellement à Sarajevo et bien au delà : 11 541 chaises rouges placées tout le long de la rue du Maréchal Tito, comme pour assister à un spectacle. Des chaises vides couleur sang symbolisant les 11 541 victimes du siège, qui précisément n'assisteront plus jamais à un spectacle.
Libellés :
Boris Dezulovic,
Bosnie-Herzégovine,
Haris Pasovic,
Jasmila Zbanic,
Joe Sacco,
Ligne rouge,
Mitteleuropa,
Rémy Ourdan,
Sarajevo,
Sarajevo 2012,
Siège de Sarajevo,
Sniper Alley,
Tmina,
Union Européenne
dimanche 22 avril 2012
SAUTE DE MOUTONS EN RAMBOVISION
Alors que la France est présentement aux urnes, Yougosonic convoque Rambo Amadeus, représentant du Montenegro à la prochaine Eurovision, et dont nous dresserons d'ailleurs, si le temps nous le permet, un portrait prochainement. Croato-monténégrin ayant passé une bonne partie de sa vie à Belgrade, Rambo Amadeus a toujours été un observateur caustique et éclairé de ses concitoyens balkaniques et de l'humanité en général.
Son morceau "Cobane, vrati se" ("Berger, reviens!"), paru sur l'album éponyme en 2000 sur le label slovène Dallas Records, raille avec bonheur le besoin d'un chef, d'un leader, d'un messie, chez une bonne partie des Balkaniques. ...mais c'est aussi un trait, je pense, de la population hexagonale, et de bien d'autres pays. Mais comme on dit dans les émissions de jazz, on écoute le morceau, et on en parle après.
jeudi 22 mars 2012
CROATES EN STOCK
Le printemps qui démarre en ce moment aura cette année des allures de printemps croate. Rien à voir cependant ici avec les événements qui agitèrent la Croatie du début des années 70, entre légitimes revendications civiques et partis-pris identitaires, lesquels allaient muer bien plus tard en nationalisme pur et dur.
C'est la Croatie contemporaine qui débarque dans le Sarkozistan, celle qui a émergé peu à peu, après une décennie sous la chape de plomb du HDZ et de l'après guerre, celle qui s'est structurée en mouvements citoyens, en rock engagé, en paroles libres et actions de résistance (on en a parlé ici). Celle qui interroge le passé, y compris celui qu'on lui a caché, pour mieux envisager l'avenir. Reconnaissons le, nous autre frenchies, nous ne savons pas grand chose de ce pays. Côté obscur, c'est Vukovar, la guerre et ses horreurs. Côté clair, c'est la lumière du généreux soleil qui inonde les plages de l'Adriatique.
mardi 13 mars 2012
YOUGOKINO : LINESCAPE
Nouvelle rubrique qui squattera occasionnellement ce blog, "Yougokino" sera notre "ciné-club" maison. Nous y partagerons quelques films issus ou parlant de la Yougosphère, pêchés sur Youtube, Viméo ou autres sites dédiés. Je vous proposerai principalement des docus, mais des films de fiction, si tant est qu'ils soient sous-titrés au moins dans la langue de Johnny Rotten, seront occasionnellement de la partie. Il va sans dire, chère lectrice ou lecteur, que si ta vie de nerd errant sur le net te renvoie sur quelques films intéressants, n'hésite pas à le faire savoir à yougosonic - at - gmail - point - com. Les copains seront contents d'en profiter.
jeudi 8 mars 2012
AU FAIT...CE BLOG A UN AN
C'est dans la discrétion la plus totale que ce blog a franchit récemment le cap de sa première année : le 23 février 2011, nous posions ici le décor et quelques intentions, et le 8 mars qui suivait, Yougosonic livrait son premier post.
C'est avec émotion que votre serviteur souffle ici avec vous cette première bougie.
vendredi 24 février 2012
POUR EN FINIR AVEC EMIR KUSTURICA
Certains me reprocheront sans doute mon obsession quasi maladive à dénoncer les dérives d’Emir Kusturica, tendance particulièrement visible sur Facebook, où la moindre éructation du cinéaste, du haut des cimes de son Küstendorf, suscite fiel et agressivité de ma part.
Sans doute le caractère systématique de mes attaques doit lasser ou irriter, mais « Küstürika », comme disent ses fans français (qui paradoxalement n’ont jamais fait l’effort d’apprendre la bonne prononciation : « koustouritza »), m’insupporte, ainsi que toute l’idolâtrie qui l’accompagne.
Tant qu’une minette tendance « Martine va à Guca » coupera brutalement un vieux Béru en pleine bringue pour mettre « Kalashnikov » à la place, tant que le mot « Küstürika » suscitera des « c’est géniaaal » aveuglés, tant que notre ministre du « désert culturel français en marche » lui décernera la légion d’horreur, tant que des festivals pseudo droits-de-l’hommistes l’inviteront avec le tapis rouge, tant que No Smoking Orchestra chantera en France ses hymnes pro-génocidaires sans que le public en soit informé, tant que les journalistes français continueront de pratiquer les interviews passe-plat (« vous reprendrez bien une autre question consensuelle, M. Küstürika ? ») … Bref, tant qu’on continuera à le présenter comme un type formidable sans aucune prise de distance, je risque de m’allumer encore…
Et si on en finissait avec Emir Kusturica ? Voici compilé et décortiqué, un abécédaire subjectif et non-exhaustif de l’intox Kusturica...
Sans doute le caractère systématique de mes attaques doit lasser ou irriter, mais « Küstürika », comme disent ses fans français (qui paradoxalement n’ont jamais fait l’effort d’apprendre la bonne prononciation : « koustouritza »), m’insupporte, ainsi que toute l’idolâtrie qui l’accompagne.
Tant qu’une minette tendance « Martine va à Guca » coupera brutalement un vieux Béru en pleine bringue pour mettre « Kalashnikov » à la place, tant que le mot « Küstürika » suscitera des « c’est géniaaal » aveuglés, tant que notre ministre du « désert culturel français en marche » lui décernera la légion d’horreur, tant que des festivals pseudo droits-de-l’hommistes l’inviteront avec le tapis rouge, tant que No Smoking Orchestra chantera en France ses hymnes pro-génocidaires sans que le public en soit informé, tant que les journalistes français continueront de pratiquer les interviews passe-plat (« vous reprendrez bien une autre question consensuelle, M. Küstürika ? ») … Bref, tant qu’on continuera à le présenter comme un type formidable sans aucune prise de distance, je risque de m’allumer encore…
Et si on en finissait avec Emir Kusturica ? Voici compilé et décortiqué, un abécédaire subjectif et non-exhaustif de l’intox Kusturica...
Libellés :
altermondialisme,
Beogradski Sindikat,
Che Guevara,
Emir Kusturica,
fanfares,
festivals,
Goran Bregovic,
Guca,
Kalashnikov,
Küstendorf,
No Smoking Orchestra,
Peter Handke,
Sarajevo,
Slavoj Zizek,
tziganes
dimanche 19 février 2012
ULTIME ATHENES
Depuis déjà une semaine, alors qu'Athènes est en flamme, les commentaires et opinions fusent dans ce gros PMU virtuel que sont les réseaux sociaux et autres fils de discussion. A gauche de la gauche, l'ambiance insurrectionnelle qui agite la capitale grecque est perçue comme le début d'un possible "grand soir" révolutionnaire. Plus à droite, c'est plutôt le "ils l'ont bien cherché", méprisant et peu nuancé, qui s'exprime.
Ni l'un ni l'autre ne me semblent convenir. Le "grand soir", au sens de "moment pouvant favoriser l'émergence d'une nouvelle société", nécessite un projet structuré, un objectif. Or là, l'objectif est la survie dans un monde qui s'écroule. Je ne dis pas que personne ne réfléchit ni ne défend un projet parmi les manifestants athéniens, bien au contraire, mais j'ai quand même le sentiment - certes vu de loin, donc un rien faussé - que c'est la fuite en avant qui domine.
Par ailleurs, dans un pays où l'armée s'emmerde depuis la fin des colonels, d'autant qu'on ne l'a jamais laissé se friter avec l'ennemi héréditaire turc, le "grand soir" pourrait finir en Pinochet dansant le sirtaki sur la place Syntagma.
Ni l'un ni l'autre ne me semblent convenir. Le "grand soir", au sens de "moment pouvant favoriser l'émergence d'une nouvelle société", nécessite un projet structuré, un objectif. Or là, l'objectif est la survie dans un monde qui s'écroule. Je ne dis pas que personne ne réfléchit ni ne défend un projet parmi les manifestants athéniens, bien au contraire, mais j'ai quand même le sentiment - certes vu de loin, donc un rien faussé - que c'est la fuite en avant qui domine.
Par ailleurs, dans un pays où l'armée s'emmerde depuis la fin des colonels, d'autant qu'on ne l'a jamais laissé se friter avec l'ennemi héréditaire turc, le "grand soir" pourrait finir en Pinochet dansant le sirtaki sur la place Syntagma.
lundi 16 janvier 2012
FUNKAHDAFI !
Photo (c) : Niger1.com
L'un des événements forts de l'année écoulée a été la fin de Kadhafi, qui, comme quelques uns de ces prédécesseurs maintenus en place par le sang (Ceausescu, Saddam Hussein), a fini par le sang. Nos moyens modernes de communication ont permis une mise à mort "embedded" : la place publique où l'on exécute les criminels se trouve désormais à la croisée de nos réseaux, qu'ils soient câblés, sociaux ou virtuels. Mais ce n'est pas pour nous interroger sur cette médiatisation complice et un rien morbide de la chute des dictateurs que Yougosonic en parle (même s'il y aurait beaucoup à dire). Ce qui était intéressant, dans cette chute quasi scénographiée du "grand leader", c'était d'observer certaines des réactions dans la Yougosphère...Les rubriques "commentaires" de certains médias, blogs, et profils Facebook ont vu s'afficher un déluge d'hommages au guide suprême. Sur Facebook, le groupe "SFR Jugoslavija", qui tente de reconstituer sur le réseau social une sorte de Yougoslavie virtuelle (en mode République Socialiste Fédérative), a été à la pointe d'une quasi-hystérie pro-Kadhafi que ce profil a orchestré méthodiquement bien avant que les forces "de libération" et leurs alliés occidentaux ne portent le coup fatal au colonel déchu.
Libellés :
Elvis J. Kurtovic,
Front 242,
Haustor,
Hornsman Coyote,
Jovan Maljokovic,
Kadhafi,
Non alignés,
OTAN,
Redskins,
SFR Jugoslavija,
The Green Wings of Jamahiriya,
Tito,
yougonostalgie,
Yougoslavie,
Zoster
dimanche 1 janvier 2012
YOUGOCYNIQUES PREMONITIONS ?
Yougosonic souhaite à ses lectrices et lecteurs une bonne année 2012, santé, bonheur, et (on peut rêver) un monde un peu meilleur. A priori, ce n'est pas gagné.
L'an dernier à la même époque sur le net circulaient les bons voeux de Stéphane Hessel. "Indignez vous !" est devenu dans la foulée le pensum "in" de la nouvelle bonne conscience de gauche.
Je n'ai rien contre ce brave homme dont l'humanisme et la vivacité d'esprit intacts ne méritent que respect et adhésion, mais j'ai l'impression qu'on a en majorité beaucoup lu et commenté le bouquin, pendant que seule une minorité courageuse allait au charbon et se prenait les arguments frappants de la flicaille du Sarkozistan et d'ailleurs.
L'an dernier à la même époque sur le net circulaient les bons voeux de Stéphane Hessel. "Indignez vous !" est devenu dans la foulée le pensum "in" de la nouvelle bonne conscience de gauche.
Libellés :
2012,
Ante Markovic,
Bosnie-Herzégovine,
Croatie,
Damir Avdic,
indignez vous,
Kosovo,
Le Pen,
Mein kapital,
OKC Abrasevic,
Serbie,
Stéphane Hessel,
traductions chansons,
Vukojebina,
Yougoslavie
lundi 12 décembre 2011
CROATIA AFTER DARK
Photo : "Zagreb, I love you"
Le soleil se lève à l'est. Dimanche 4 décembre, les croates ont majoritairement mis une raclée au HDZ (résultats ici), l'Union Démocratique (hum!) Croate, parti qui a régné quasi sans interruption ni partage depuis l'indépendance. 20 ans d'obscurantisme, d'arrogance, de pressions, de magouilles, initiés par un Franjo Tudjman avide de pouvoir et prêt à tout pour le conserver, et plus ou moins poursuivis par ses successeurs.
Libellés :
Ante Gotovina,
Antifa,
Croatie,
Feral Tribune,
Golem,
Grc,
HDZ,
Ivo Josipovic,
Kandzija,
Kud Idijoti,
Kukuriku,
Ne damo Varsavsku,
rap croate,
Split,
Stillness,
TBF,
Tudjman,
Zagreb
mercredi 23 novembre 2011
UNITED COLORS OF MANIPULATION
Tout le monde a vu les nouvelles pubs de Benetton où les grands de ce monde, faisant fi de leurs divergences, se roulent des pelles. Impossible d'y échapper : la presse a joué son rôle de relais "infomercial", les LGBT se sont enthousiasmés, les réseaux sociaux se sont emballés, et les conversations nous ont donné droit au traditionnel "c'est géniaaal !" auquel on a aussi droit quand on prononce le mot "Kusturica".
Vedran Mujagic, bassiste de Dubioza Kolektiv, avec qui j'ai l'insigne honneur d'être "ami sur Facebook", a eu la bonne idée de publier le week-end dernier sur son mur le récent billet de Media Marketing, une boîte de com de Sarajevo. Ce billet rappelle que le concept de Benetton consistant à mettre deux ennemis supposés en mode "french kiss" n'a rien de nouveau. En 1995, des graphistes du groupe "Trio", basés dans la capitale bosnienne, ont signé deux couvertures pour le magazine alternatif slovène "Mladina" ("Jeunesse"), connu pour sa défense des sous-cultures et son engagement citoyen fort.
La première représente Slobodan Milosevic, président serbe, et Franjo Tudjman, son homologue croate, en plein palot énamouré.
(c) Mladina
Libellés :
antipubs,
Autopsia,
Benetton,
Boris Dezulovic,
casseurs de pubs,
Laibach,
Milosevic,
Mladina,
Rasa Todosijevic,
Skopje,
Slovénie,
Steve Jobs,
Think different,
Tudjman,
Zoran Poposki
vendredi 18 novembre 2011
RAPPONS POUR VUKOVAR
Loin des grands discours et des certitudes des uns et des autres, nous donnons la parole à General Woo, un rapper originaire de cette ville. Sa chanson "Vrati se na Dunav" ("Reviens sur le Danube") est une invitation, poignante, à faire revivre cette ville. Clip et traduction (désolé pour l'absence de rimes, traduire du rap est un exercice difficile...Nos lecteurs bilingues ont le droit de proposer corrections et améliorations).
mardi 25 octobre 2011
FRATERNITE, UNITE, LGBT
Fin septembre, Yougosonic levait le voile sur la culture gay à l’époque yougoslave, qui fut vivace, diverse, et contribua à sa façon à la démocratisation de la société, avant que celle-ci ne plonge dans les violentes ténèbres des années 90. Une semaine après, à deux jours de la gay-pride de Belgrade (prévue le 2 octobre 2011), le gouvernement serbe décidait de baisser son froc devant tout ce qui grouille dans la nébuleuse fascistoïdo-conservatrice locale et qui menaçait de mettre la capitale à feu et à sang, en interdisant la manifestation.
Quelques jours avant cette reculade, le patriarche Irinej – pourtant présenté comme un « modéré » ( !) lors de son intronisation – suggérait que la police n’avait pas à protéger les homosexuels, « ces êtres déviants au comportement contre nature et contraire à l'identité serbe», alors que « le peuple serbe souffre tant au Kosovo ». Au même moment, le principal syndicat policier donnait une conférence de presse commune avec les fachos du mouvement « Dveri » pour inciter les organisateurs de la gay pride à annuler.
Quelques jours avant cette reculade, le patriarche Irinej – pourtant présenté comme un « modéré » ( !) lors de son intronisation – suggérait que la police n’avait pas à protéger les homosexuels, « ces êtres déviants au comportement contre nature et contraire à l'identité serbe», alors que « le peuple serbe souffre tant au Kosovo ». Au même moment, le principal syndicat policier donnait une conférence de presse commune avec les fachos du mouvement « Dveri » pour inciter les organisateurs de la gay pride à annuler.
"Qui gouverne la Serbie ?"
demande à raison le mouvement des Athéistes de Serbie
demande à raison le mouvement des Athéistes de Serbie
Libellés :
Antifa,
Fraternité et unité,
Frenkie,
gay,
gay pride,
Grof Djuraz,
Jelena Karleusa,
Le Zbor,
LGBT,
Lollobrigida,
Margita je Mrtva,
Predrag Azdejkovic,
Red Union,
Stillness
samedi 15 octobre 2011
PLAY LIST POUR JOUR DE COLERE
En ce 15 octobre 2011, où le monde "indigné" a décidé de faire savoir aux gouvernants et autres "décideurs" que "le mariage entre capitalisme et démocratie est terminé" (Slavoj Zizek) et qu'il est temps de réfléchir à de nouveaux modes de fonctionnement, Yougosonic offre une petite sélection perso de clips en provenance de la Yougosphère. L'ex-Yougoslavie est bien placée pour contester le modèle actuel, puisque, contrairement aux idées reçues, c'est là bas et dans tous ces pays dits "en transition", que l'ultralibéralisme s'exprime dans sa forme la plus extrême et donc la plus aboutie...
Avant d'aller battre nous mêmes le pavé, nous jetons vite fait et à la volée, ce "Top of the Popov" non exhaustif mais réactif de la contestation en marche.
vendredi 23 septembre 2011
YOUGONOSTALGIE GAY FRIENDLY ?
La gay pride de Belgrade (prévue le 2 octobre prochain) se prépare dans une ambiance de veillée d’armes : les néofascistes serbes menacent de mettre la ville à feu et à sang et le pouvoir, comme toujours, botte en touche : le mur du çon – comme on dit au Canard enchaîné – a été franchi par le maire de Belgrade, Dragan Djilas, déclarant que « la Serbie a des problèmes plus préoccupants que l’organisation de la gay pride » (comprenez : le Kosovo, ce machin que l’on ressort dès qu’un semblant de contestation s’exprime), et la noix d’honneur par un syndicat policier qui refuse d’envoyer ses adhérents affronter les brutes clérofascistes, au vu du salaire moyen des CRS locaux…Amusant, quand on sait combien à l’époque de Milosevic, la flicaille serbe allait bastonner du militant démocrate sans demander de prime de risque.
dimanche 4 septembre 2011
BETON SUR LA DRINA
Sans doute à l’étroit dans son Drvengrad, connu aussi sous le nom très Schwarzwaldien de Küstendorf, Emir Kusturica se lance dans un nouveau défi. C’est à Visegrad, charmante bourgade de Bosnie-Herzégovine, que la coqueluche de la bobosphère francophone va construire son nouveau village Potemkine, dans le but de rendre hommage à l’écrivain Ivo Andric.
Le nom officiel de cette cité de pierre, sera « Andricgrad ». Un prétexte surtout pour le néoconverti à la cause grand-serbe et à ses amis de la République Serbe de Bosnie, d'entériner cette cause via un pseudo positionnement culturel. Décryptage.
Ivo Andric (prononcer « Ann’dritch ») est le seul écrivain yougoslave a avoir obtenu le prix Nobel de littérature, avec un livre, « Le Pont sur la Drina ». Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, le « personnage principal » du roman est un pont, construit sur la rivière Drina, par Mehmed Pasa Sokolovic, au XVIe siècle à Visegrad.
Le nom officiel de cette cité de pierre, sera « Andricgrad ». Un prétexte surtout pour le néoconverti à la cause grand-serbe et à ses amis de la République Serbe de Bosnie, d'entériner cette cause via un pseudo positionnement culturel. Décryptage.
Ivo Andric devant le pont sur la Drina
Ivo Andric (prononcer « Ann’dritch ») est le seul écrivain yougoslave a avoir obtenu le prix Nobel de littérature, avec un livre, « Le Pont sur la Drina ». Pour ceux qui ne l’auraient pas lu, le « personnage principal » du roman est un pont, construit sur la rivière Drina, par Mehmed Pasa Sokolovic, au XVIe siècle à Visegrad.
Libellés :
Aleksa Santic,
Andricgrad,
Beogradska Calgija,
bogomiles,
Bosnie-Herzégovine,
Cele Kula,
Emir Kusturica,
Islam bosniaque,
Ivo Andric,
Kultur Shock,
Mitteleuropa,
Pont sur la Drina,
Republika Srpska,
Visegrad
Inscription à :
Articles (Atom)













